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L'hystérie

L’hystérique a une sémiologie multiple et changeante. On pense souvent aux accidents paroxystiques mais dans la réalité ce type de symptômes est rare, à peine moins le sont les troubles d’allure neurologique. On a plus souvent affaire à des symptômes psychiques : séduction, avidité affective, érotisation des relations, fuite ou amnésie ou a des personnalités hystériques (histrionique, passive-dépendante, narcissique).

Les études de cas proposées dépeignent souvent un sujet (plus souvent une femme) se plaignant de divers maux, chaque fois différents. Il y a assez régulièrement des problèmes d’impuissance ou de frigidité. Je n’ai pas de cas d’homme hystérique, par contre tous les cas de femme ont souvent ceci en commun : les filles sont assez jolies, jeunes, les relations avec les hommes sont très souvent " difficiles et décevantes "...

Du point de vue de la psychopathologie, l’hystérique tente de refouler un traumatisme sexuel réel ou imaginaire. Il peut s’agir d’une tentative de séduction du père ou d’un fantasme sexuel infantile refoulé. Dans le cas de l’hystérie de conversion, la libido est détachée de la représentation refoulée et transformer en énergie d’innervation. Le corps exprime le refoulé un peu comme le rêve. La conversion n’est pas toujours présente, mais le refoulement est toujours complet (la belle indifférence de l’hystérique). De sorte que si le refoulé ne s’exprime pas au travers du corps, il s’exprimera toujours au travers de symptômes. Ce que tente de refouler l’hystérique est souvent un souvenir n’ayant pas abréagis et qui continue de conserver une extraordinaire fraîcheur et sa pleine valeur émotionnelle. Cela est possible car le souvenir est isolé (donc à l’abris de l’usure normale). Chez l’hystérique ce phénomène est assez déconcertant : le malade ne garde aucune trace des incidents en questions ou alors à l’état le plus sommaire.