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Le Psychothérapeute

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Le Psychothérapeute
Qui peut être psychothérapeute ?
Les psychologues, les psychiatres
Attention vigilance !
Conclusion
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En premier lieu, s'assurer de ses compétences...

Psychologues, psychiatres, psychothérapeutes. Quelles sont les différences ?

Un psychiatre est médecin, remboursé par la sécurité sociale. Le traitement proposé est généralement pharmacologique. Le psychologue est spécialiste des psychothérapies, il n'est pas médecin, donc pas remboursé.

Quand aux psychothérapeutes, faites attention. La plupart n'ont pas de formation universitaire. L'usage du titre est réglementé, un psychothérapeute professionnel doit être en mesure de vous fournir son numéro ADELI, preuve qu'il est correctement enregistré et a le droit d'exercer. Dans le cas contraire, mieux vaut vous adresser à quelqu'un d'autre.

 


Commençons donc par le début : Psychothérapie, psychothérapeute sont des appellations génériques qui englobent toutes les autres : elles désignent tous ceux qui proposent une thérapie, qu’elle soit ou non fondée. N’importe qui peut donc se prétendre psychothérapeute. Mais il faut savoir que l’usage du terme « psychothérapeute » est sur le point d’être réglementé. Il existe en effet des instances qui vérifient qu’un professionnel a effectivement la formation et donc l’autorisation d’exercer son métier. La DRASS lui accorde un numéro ADELI qui garanti sa formation. Le cas échéant le malheureux pourra faire l’objet de poursuites que ce soit par les professionnels du secteur ou même par ses propres clients.(1).

Les psychothérapeutes sont donc essentiellement des psychiatres et des psychologues. Beaucoup se demandent d’ailleurs quelle est la différence entre un psychiatre et un psychologue. Dissipons l’interrogation : Les psychiatres sont des médecins (ils ont fait médecine puis se sont spécialisés en psychiatrie). Théoriquement leurs honoraires sont donc pris en charge par la sécurité sociale ce qui n’est pas le cas des psychologues. Toutefois, une psychanalyse nécessite souvent que le patient paye sa thérapie, c’est signe qu’il s’investit réellement de sorte qu’une psychothérapie gratuite n’est pas encouragée, même par les psychiatres. Enfin, et surtout, les deux professions ont chacune leur champ de compétence. De part leur formation les psychiatres sont amenés à travailler plutôt dans les hôpitaux psychiatriques ou les structures publiques, même s’ils ont souvent un cabinet. Leur vocation les poussent plutôt à traiter des pathologies qui nécessitent un environnement protégé, médicalisé.

(1)L’occasion de mettre en garde ceux qui souhaitent suivre une formation de psychothérapeute. Sachez que n’étant pas issu d’une formation initiale universitaire, votre reconnaissance sera quasiment impossible et à terme vous risquez ne plus avoir le droit d’exercer votre activité dans la légalité. Si vous avez envie d’exercer la profession de psychothérapeute vous n’avez d’autre solution que de faire psychologie (Bac+5)

 


Les psychologues ne sont pas des médecins et ne peuvent donc pas prescrire de médicament, les études de psychologie sont davantage basées sur l’étude et l’utilisation des différentes thérapies. Ce sont de véritables spécialistes des psychothérapies. Les deux professions travaillent souvent ensemble de sorte que le patient est assuré d’être correctement orienté.

Reste les spécialités, car un psychologue ou psychiatre peut être psychanalyste (2) avoir recours à l’hypnose, à la PNL, à la systémique ou encore aux thérapies comportementales. Il s’agit en fait de méthodes que l’on utilise suivant le type de pathologie du patient (un peu comme on prescrit un médicament pour soigner une maladie).

(2) Le psychanalyste : Il peut être psychologue ou psychiatre, mais aussi n’importe qui d’autre. La profession n’est pas réglementée officiellement. Officieusement, pour être psychanalyste il faut avoir soi-même suivi une psychanalyse de plusieurs années.

 

 


Terminons par les psychothérapeutes qui ne sont ni psychologues, ni médecins. Ils ont, dans le meilleur des cas, suivi une formation privée sur une méthode thérapeutique spécifique. Il faut savoir que pour avoir le droit d’exercer, il ne suffit pas d’être diplômé d’une formation x ou y, il faut également que cette formation soit agréée et que le diplôme soit reconnu au niveau national et européen. De fait la plupart des formations extra universitaires ne sont pas reconnues. (3) Les formations de type sophrologie, art thérapie, Gestalt, PNL, hypnose, Systémique, analyse transactionnelle pour l’essentiel, sont enseignées dans le cadre du cursus de psychologie clinique mais ne font pas l’objet d’un enseignement dédié. Ces méthodes sont sujettes à polémique, la sophrologie par exemple n’est même pas mentionnée dans le cursus classique. La Gestalt est reléguée au rang de curiosité car elle est issue des courants humanistes de la psychologie, ancrés dans les années 68... En revanche, l’hypnose, la PNL, la systémique ou l’A.T. sont des outils thérapeutiques extrêmement puissants et particulièrement utiles. La PNL et l’AT sont beaucoup utilisés en entreprise (recrutement, coaching) la systémique ou l’hypnose sont des approches thérapeutiques alternatives en psychologie qui donnent d’excellents résultats. Cependant ces derniers courants n’ont de sens que s’ils sont enseignés dans un cadre plus large : Inutile de vous enseigner la chirurgie orthopédique si vous n’avez jamais fait médecine.

(3) Exemple : L’aromathérapie, la kinésiologie, les écoles du « corps conscient », la thérapie transpersonnelle etc. ne reposent en réalité sur aucun fondement théorique validé. Elles peuvent éventuellement fournir des pistes d’investigations mais il ne s’agit pas de méthodes thérapeutiques, elles ne soignent ni d’aident davantage qu’un placebo. De plus, si votre quête est sincère, vous serez rapidement déçu(e) par la pauvreté théorique de ces « thérapeutes ».

 

 


De plus en plus d’entre nous cherchent à « mieux vivre » ou/et donner un sens à son existence, se confronter aux mystères de notre existence. C’est probablement la raison de l’éclosion d’un tel catalogue d’approches, de cette pléthore de formation. Je pense pour ma part qu’une telle quête est vitale et même très saine mais je pense aussi qu’elle ne doit pas être corrompue par un opportunisme ignorant et dangereux. La psychologie n’offre pas de réponse satisfaisante aux questions existentielles, et ce n’est d’ailleurs pas son objet, mais elle est certainement la première étape à l’issue de laquelle l’individu peut envisager de débuter sa quête.