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Les T.C.C. - Efficacité prouvée

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Déroulement de la thérapie
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Efficacité prouvée
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Efficacité prouvée

En 1952 Eysenck décide de comparer les cas traités par des méthodes psychanalytique avec des cas non traités. Il tire les conclusions suivantes : les patients traités par la psychanalyse s’améliorent dans une proportion de 44%. Les patients traités de manières éclectiques dans une proportion de 76%. Les patients internés à l’HP ou traités par des médecins s’améliorent dans une proportion de 72% ! Il existerait donc quasiment une relation inverse entre la guérison et le traitement psychanalytique…

Ce travail est critiquable d’un point de vue méthodologique mais il a eu le mérite d’ouvrir la voie à de nouvelles approches. C’est ainsi que dans les années 60 se sont développées les thérapies cognitives. En 1961 Beck fonde a proprement parler la thérapie cognitive. Il parle de thérapie cognitivo-comportementales voulant dire par là que le centre de la thérapie est la modification des pensées des systèmes de croyance conscients et inconscients des sujets atteints.

D’autres études plus récentes confirment l’intuition de Eysenck, notamment sur le traitement des phobies sociales. De nombreuses expériences (Beck & Emery, 1985 ; Liebowitz, 1985 ; Agras, 1985) sont en faveur de l’efficacité des interventions cognitico-comportementales dans le cas des phobies sociales. L’étude de Paul (1966) sur une population d’étudiants ayant un déficit en compétences sociales a montré la supériorité de la désensibilisation systématique sur la thérapie d’orientation analytique. La thérapie analytique était égale, dans ses résultats, à une liste d’attente non traitée. La supériorité de la désensibilisation systématique et le jeu de rôle par rapport à une liste d’attente ont été démontré par Marzillier et coll. (1976) dans un groupe homogène de phobiques sociaux. Les méthodes d’exposition en imagination ont des résultats voisins de ceux du jeu de rôle (Shaw, 1979). Les études qui ont examiné les thérapies cognitives ont rapporté des résultats positifs soit par rapport à une liste d’attente soit par rapport à une autre forme de thérapie (Kanter et Goldfried, 1979). Une autre étude (Liebowitz, 1993, 1996) comparait la phénelzine, qui est un IMA, le placebo, la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie de soutien. Les résultats montrent à 6 semaines que le traitement chimique est supérieur aux autres traitements, mais au post-test, la TCC et le traitement à la phénelzine sont supérieurs aux autres. Au suivi, la thérapie cognitivo-comportementale devient supérieure à la phénelzine, après son arrêt.

De nombreuses études ont également été conduite sur la dépression.

Pour Selingman (1975) la dépression résulteraient de la perte par le sujet de la possibilité de faire une liaison entre l’action et le renforcement positif. L’équivalent chez l’animal est celle de son expérience : deux groupes de chiens. Dans le premier groupe, les chiens peuvent échapper aux chocs électriques en allant se réfugier dans une zone non électrifiée, ceux du second groupe reçoivent des chocs électriques inévitables, puis on leur permet de rejoindre la zone non électrisée. Les 2/3 des chiens qui avaient reçu des chocs inévitables avait désappris qu’ils pouvaient accéder à la zone non électrisé. L’inhibition des chiens fut appelées « impuissance apprise ». Quant au sujet humain déprimé, il présente aussi un phénomène d’extinction (cad perte d’un comportement car jamais renforcé par une conséquence positive) qui se solde par la disparition de comportements du répertoire de l’individu. Ce modèle a été reformulé et adapté pour la dépression humaine, il en ressort des caractéristiques que l’on retrouve chez tous les déprimés : le sujet s’attribue toute la responsabilité de l’échec et considère que celui-ci est définitif et s’étendra à tous les domaines de son existence.

Le sujet dépressif présente donc des schémas cognitifs inconscients qui filtrent l’information en ne retenant que les aspects négatifs. La perte de l’estime de soi, l’indécision, le désespoir surréaliste, les rêves lugubres sont la traduction clinique de la perturbation du traitement de l’information.

Ces études démontrent de façon unanime la supériorité de la thérapie cognitivo-comportementale dans le cas de phobie sociale. Cependant on remarquera, en particulier par comparaison avec l’approche pharmacologique, que l’efficacité de la TCC n’apparaît qu’après un certain temps. On peut donc faire l’hypothèse que des améliorations significatives peuvent être également obtenues au moyen d’une thérapie analytique mais dans un temps plus long.



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